Le traitement dans la vie quotidienne : les points clés à retenir

le contrôle biologique

Selon le traitement anticoagulant que vous utilisez, la nécessité d’un contrôle biologique est différente.

  • Si vous êtes sous AVK, il est indispensable de surveiller régulièrement le niveau de coagulation. Grâce à une prise de sang, on calcule l’INR (International Normalized Ratio). L’INR se traduit par un chiffre qui doit, en général, être compris entre 2 et 3. Si l’INR n’est pas compris dans cette fourchette, le médecin pourra éventuellement adapter le traitement. En début de traitement, les mesures sont très rapprochées (2 fois par semaine) afin de trouver la dose d’AVK (posologie) qui vous est la plus adaptée. Ensuite, ce contrôle peut être espacé progressivement jusqu’à un intervalle maximal de 1 prise de sang par mois.
  • Si vous êtes sous AOD, un contrôle biologique régulier de la coagulation du sang n’est pas nécessaire. Toutefois, à l’initiation du traitement, et au moins une fois par an, il est nécessaire d’évaluer le fonctionnement des reins (fonction rénale).

Si vous êtes sous AVK, il est indispensable de surveiller régulièrement le niveau de coagulation.

 

Les interactions médicamenteuses

Ne prenez jamais d’autres médicaments sans avis médical.

Les anticoagulants oraux ont en effet des interactions médicamenteuses pouvant augmenter ou diminuer les effets du traitement voire provoquer des effets secondaires.

Par ailleurs, des contre-indications existent. Il est donc fondamental que vous signaliez à votre médecin que vous êtes sous traitement anticoagulant afin que ce dernier vérifie l’absence d’interaction entre les médicaments pris.

Si vous avez récemment pris un autre médicament, y compris un médicament obtenu sans ordonnance même pour une cause banale telle que la fièvre ou une douleur, parlez-en à votre médecin. En effet, la prise de certains médicaments comme l’aspirine ou les anti-inflammatoires non stéroi¨diens augmentant le risque hémorragique. Ils sont déconseillés chez les patients sous anticoagulants.

 

Les interactions alimentaires

Concernant les interactions alimentaires, la situation diffère selon le traitement anticoagulant prescrit par votre médecin.

  • Si vous êtes sous AVK : certains aliments sont particulièrement riches en vitamine K et peuvent donc interférer avec votre traitement comme les brocolis, la laitue, les épinards, les choux, les choux fleurs, les choux de Bruxelles et les asperges. Ces aliments ne sont pas interdits mais ils doivent être répartis dans l’alimentation de manière régulière et sans excès.
  • Si vous êtes sous AOD : il n’y a aucune restriction alimentaire.

 

L’importance de l’hydratation

Certains événements aigus comme la fièvre, la diarrhée, un coup de chaleur, la diète hydrique ou des sueurs ont une influence sur l’hydratation du patient et peuvent élever la créatinine. Aussi, il est essentiel, si vous êtes confrontés à ce type d’événement, de penser à vous hydrater et à boire régulièrement.

 

Que faire en cas d’oubli ?

Ici encore, la réponse dépend du traitement anticoagulant que vous suivez. Mais quelle que soit la situation, il ne faut jamais doubler la prise du médicament.

Si vous êtes sous AVK : vous pouvez prendre la dose oubliée dans un délai de 8 heures après l’heure habituelle de prise. Si l’oubli survient peu de temps avant le contrôle de l’INR, le médecin, ainsi que le laboratoire doivent être prévenus afin d’éviter toute erreur dans le calcul de l’INR.

Si vous êtes sous AOD : cela dépend du moment auquel vous avez constaté l’oubli et du traitement qui vous a été prescrit. La dose oubliée peut éventuellement être prise. Le médecin pourra vous indiquer le délai dans lequel le médicament peut être pris après un oubli. Passé ce délai, il faut attendre la prise suivante.